kidelya
Kidelya -
My Digital Project
Kidelya est le projet de fin d’année que nous avons mené à cinq, en mode inter-filière, pendant toute l’année scolaire 2025-2026. L’idée : créer une plateforme d’activités créatives et pédagogiques clé en main, pensée pour les professionnels de la petite enfance et pour les parents.
Sur ce projet collectif, j’étais en charge de l’analyse de marché et de la stratégie webmarketing. Concrètement, j’ai mené l’étude du secteur et la cartographie concurrentielle, défini les cibles et le positionnement de la marque, construit le modèle économique et imaginé la stratégie webmarketing de A à Z.
Analyse de marché
-32%
d'assistantes maternelles
en 4 ans
(348 000 → 236 000)
48,7 ans
âge moyen en 2024
(vs 44,6 en 2006)
+12%
de structures petite enfance en 2024
663 000
naissances par an en France
52%
part de l'offre d'accueil formelle représentée par les assistantes maternelles
4/10 parents
souhaitent diminuer l'utilisation des écrans
Une fois le marché dimensionné, j’ai réalisé une cartographie concurrentielle pour situer les acteurs existants. En les positionnant sur deux axes: grand public / professionnels et contenu dispersé / contenu structuré. Un constat s’est imposé : la majorité des solutions s’adressent au grand public avec un contenu éparpillé. Le quadrant « contenu structuré pour professionnels » était vide. C’est précisément là que Kidelya pouvait se positionner.
FORCES
- Aucun concurrent direct
- Besoin concret et quotidien
- Suivi personnalisé → lien affectif fort
FAIBLESSES
- Notoriété à construire de zéro
- Crédibilité pédagogique à prouver
- Création de contenu intensive
opportunités
- Marché de l’abonnement mature (85 % des Européens abonnés)
- Tendance Montessori en plein essor
- Partenariats RAM peu coûteux
MENACES
- Concurrence gratuite (Pinterest, blogs)
- Sensibilité au prix
- Contraintes RGPD (données d’enfants)
Webmarketing
Une fois le marché analysé, il fallait transformer ce diagnostic en stratégie concrète. Comment faire connaître Kidelya, convaincre des professionnels méfiants face à un nouvel outil, et les transformer en abonnés fidèles ? C’est tout l’enjeu de la partie webmarketing, que j’ai construite de la proposition de valeur jusqu’au modèle économique.
Je suis partie d’une question simple :
« Qu’est-ce que Kidelya apporte que les autres n’offrent pas ? »La réponse tient en trois promesses :
« A qui s’adresse Kidelya ? »
J’ai défini trois niveaux de cible, du cœur de cible vers les cibles secondaires, pour hiérarchiser nos efforts de communication.
Le cœur de cible, ce sont les assistantes maternelles : elles vivent le problème au quotidien et représentent à elles seules 52% de l’offre d’accueil formelle. La cible principale, ce sont les structures de la petite enfance (crèches, micro-crèches), avec une logique de décision collective qui se prête bien à l’abonnement. Enfin, la cible secondaire, ce sont les parents, soucieux de proposer des activités de qualité à leurs enfants et de réduire le temps d’écran.
Marie DUPONT
Assistante maternelle
Claire BERNARD
Directrice de crèche
Sophie MARTIN
Maman active
Du premier contact à la fidélisation : chaque objectif correspond à une étape du parcours.
Modèle économique
J’ai construit un modèle de revenus à trois niveaux, pour répondre aux usages et budgets de chaque cible. L’achat à l’unité pour tester, les packs thématiques pour les parents en B2C, et l’abonnement pour les professionnels en B2B, qui débloque toutes les activités et la planification.
3,99€
l'activité à l'unité
7,90€
le pack d'activités
12,90€
l'abonnement
Dépenses et Rentabilité
« Combien coûte le lancement de Kidelya ? »
Construire un modèle de revenus n’a de sens que si on le confronte aux dépenses qu’il faut engager pour les générer. J’ai donc recensé l’ensemble des postes de dépenses nécessaires au lancement et au développement du projet, puis je les ai projetés sur trois ans.
J’ai réparti ces investissements en plusieurs postes : les salaires, l’infrastructure et la cybersécurité, le paid media, la production de contenu, les partenariats et les outils. La première année, le projet repose sur un choix structurant : aucun salaire n’est versé. L’équipe fondatrice travaille bénévolement le temps de valider le concept, ce qui maintient les dépenses à un niveau volontairement bas et permet d’atteindre la rentabilité dès le départ. Les salaires n’apparaissent qu’à partir de l’année 2, lorsque les revenus permettent de les financer, et les dépenses montent alors en puissance à mesure que le projet se structure et que l’équipe s’étoffe.
Une fois les revenus et les dépenses mis en regard, j’ai modélisé la rentabilité du projet selon trois scénarios — prudent, médian et ambitieux — pour mesurer sa solidité quelle que soit la dynamique commerciale. Cette approche permet de ne pas tout miser sur un seul résultat espéré, mais de border le projet face à l’incertitude.
Dans le scénario médian, retenu comme référence, Kidelya dégage un résultat positif dès la première année et le voit croître régulièrement, pour atteindre près de 69 000€ à l’horizon de la troisième année. Même dans le scénario prudent, le projet reste bénéficiaire : c’est ce qui confirme la viabilité économique du modèle.